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Quelques jours en compagnie d’un E-300

Associé à un 40-150 mm

dans photo

Voilà, j'écris un peu à chaud car je viens de prendre quelques jours de vacances, je dois rendre à Olympus le E-300 mis à ma disposition avec l'optique standard (un 14-45 mm) et surtout un 40-150, tous les deux étant des Zuiko Digital.

Et me remettre à bosser de suite…

Alors, comment ça c'est passé ? (chanson connue)
Tout d'abord, je dois dire que cela c'est bien passé. Prendre quatre jours, faire une petite coupure, c'est toujours positif.
Tour d'horizon…

J'ai déjà essayé quelques temps un Nikon D70 (très rapide et excellente analyse de la lumière, auto-focus rapide), un Pentax *ist (excellent même si plus lent), un Olympus E-1 (superbe finition, bonne colorimétrie). Je n'évoque pas des produits plus lourds (…poids comme tirlire !) comme le Nikon D2h ou le Kodak DCS.
Bref, j'attendais avec une certaine impatience ce E-300 offrant 8 megas pixels, c'est-à-dire délivrant des images de 3264 x 2448 pixels…

Alors ?
Appareil plus rustique, plus compact que le E-1, j'ai été très agréablement surpris des premières photos réalisées (en RAW). Et séduit par l'ergonomie du dos qui regroupe toutes les infos d'un seul coup d'œil. Tout est à portée de main et changer de sensibilité se fait en 2 secondes tout en restant parfaitement sécurisé (comprendre que ce changement ne peut pas se faire tout seul). L'écran de contrôle est très lisible (même avec des lunettes embuées !) et tout est concentré, l'item activée étant parfaitement visible et identifié dans le tableau de bord.
À ce titre, je trouve que le E-300 est mieux réussi que le E-1, plus simple d'emploi, tout étant regroupé sur un seul plan… Seul bémol, l'écran de prévisualisation arrière un peu trop rouge quand il affiche les images prises mais bon, c'est un écran de contrôle, sans plus… Donc, ne pas tenir compte de la colorimétrie de l'image, le résultat sera sur l'écran de votre micro.

En déplacement comme en utilisation, c'est un boîtier confortable et léger (580 grs contre les 660 grs tout nu du E-1), agréable. Il démarre très vite à la mise sous tension, l'auto-focus réagit honorablement (ce n'est pas la vitesse du Nikon D2h) et les commandes sont judicieusement placées comme pour tous les produits reflex numériques généralement. Par ailleurs, j'ai utilisé le boîtier avec un porte accu HLD-3 bien pratique car il permet d'avoir deux Accu lithium-ion disponibles, plutôt agréable quand il fait très froid !

Le E-300 n'est pas tropicalisé, donc pas question d'être sous une averse de neige… Néanmoins, les accès sensibles sont correctement protégés, même celle de la carte flash, bien que le E-1 reste ma référence côté finition. Carte flash donc, mais n'hésitez pas à investir dans une grosse carte rapide (de type 1 Go). Vous verrez que cela se remplie très vite… Mais que cela se poubellise tout aussi vite, avantage du numérique !

Optiques de qualité
Côté optique, j'ai eu plus de plaisir à utiliser le ZUIKO DIGITAL 40-150 mm que le ZUIKO DIGITAL 14-45mm d'origine. Comme nous sommes dans un rapport de 2 fois par rapport à un réflex argentique 35 mm, j'ai donc préféré le 80-300 au 28-90… J'ai testé également durant deux petites heures le 7-14 mm (soit un 14-28 en 35 mm) avant de devoir le rendre ! Fabuleux, lumineux, un peu encombrant et lourd mais avec la possibilité de se placer à 25 cm d'un sujet pour un angle de 114° !

L'optique de base livrée avec le E-300 est donc un ZUIKO DIGITAL 14-45mm. Très léger (285 grs), je n'ai pas trouvé sa résolution époustouflante. Mais cet équivalent 28-90 mm est compact, efficace sans être très lumineux (f 3,5 à 14 pour f 5,6 à 45 mm). Mise au point minimum à 38 cm du sujet.

J'ai beaucoup plus apprécié le ZUIKO DIGITAL 40-150 mm qui correspond à un 80-300 mm mais nettement plus lourd (425 grs), beaucoup plus encombrant (107 mm à comparer aux 86 mm et des poussières du 14-45). Question diaphragme, on est ici entre f 3,5 et f 4,5, ce qui est, somme toute, plus lumineux). Par contre, il faut être au minimum à 1,5 mètre de ce que l'on souhaite photographier (hé, on ne peut pas tout avoir)…!

Je regrette juste de ne pas avoir pu utiliser le E-300 avec le ZUIKO DIGITAL ED50 mm f2.0 Macro, optique que j'ai testé avec le E-1 et qui est, à mes yeux, l'une des plus chouettes avec le ZUIKO DIGITAL 11-22 mm f2.8-3.5 et le ZUIKO DIGITAL ED 7-14mm f4 brièvement essayé…

Bref, le package standard ou celui composé du E-300 avec le 40-150 mm s'emporte sans difficultés, se fait oublier en terme de poids et répond très vite quand on en a besoin. Prévoir un sac bien rembourré et étanche mais, gros avantage, pas trop volumineux.

À l'usage…
Côté prise de vues, j'ai — comme d'habitude — fait du RAW, ce qui génère des fichiers assez lourds de près de 14 Mo. Une carte flash volumineuse est requise pour être tranquille. Une fois basculé en DNG, les fichiers sont ramenés à des valeurs comprises entre 7 et 10 Mo, ce qui n'est pas négligeable.
Il y a un mode noir et blanc dans les préférences du E-300 mais j'ai préféré faire mes images en RVB et les basculer en noir et blanc sous Photoshop…
Tout d'abord, bien que changeant régulièrement d'optique, je n'ai pas eu de tâches diverses ou de poussières : à la question "mais comment peut-il en être certain ? Je répond que c'est assez facile de s'en apercevoir sur des photos de neige !!
Olympus a déposé un brevet qui permet un nettoyage efficace. Et rien que pour cela, c'est déjà un énorme plus…!
Ensuite, je n'avais pas l'impression de balader des haltères… et quand vous êtes sur des pistes verglacées, c'est encore mieux !
Enfin, la réactivité, le confort de prise de vue est parfait pour un porteur de lunettes comme moi. Seul sujet d'énervement : la courroie de cou… un grip de poignet comme sur le Kodak DCS serait à envisager…

En résumé, si vous êtes un photographe sportif et habitué à mitrailler tout ce qui bouge, le E-300 n'est pas l'outil idoine. Par contre, si vous prenez le temps de faire de l'image sans vous stresser, vous serez surpris par la qualité de ce que nous propose Olympus. Le capteur de huit méga pixels vous permet d'être plus à l'aise si vous souhaitez exploiter ensuite vos images. La colorimétrie est respectée, les couleurs ne sont pas trop accentuées façon photo de famille avec ciel bien bleus, couleurs saturées…!

Bref, j'ai du faire quelques centaines d'images, j'en ai viré un bon paquet (j'ai tendance à prendre puis à dégager ensuite lors du visionnage sous iView) et je suis très satisfait de ce qui ressort. Certes, j'ai toujours en mémoire (et sur mon disque !) des images faites avec le Kodak DCS… ou encore le Nikon D2h (qui utilisait d'ailleurs la même optique de course signée Nikon, un Nikkor AF-S 28-70mm f/2.8 D - IF ED).
Au vu du simple rapport qualité/prix, ce E-300 s'avère être excellent produit pour faire de la très bonne photo. D'autant que l'on est, question prix, dans un rapport de 1 à 6, voir 8 avec les configurations citées précédemment… Il est certain que je préfère le D2h mais on est là sur une autre planète financière…
Or justement, avec l'Olympus E-300, on en a pour son argent si je dois résumer le fond de ma pensée. Et surtout, je n'ai eu aucun souci avec ce pack, pack prêté et utilisé par ailleurs par d'autres rédactions… Pas de poussières, pas d'auréoles, pas de trucs bizarres… Le E-300 est rustique et solide (ok, je suis relativement soigneux mais pas plus que cela…). Seul regret (je me répète) ne pas avoir pu utiliser le 50 macro avec ce boîtier.

Les optiques sont de qualité sans être excessivement coûteuses et la percée du format 4/3 est en train de s'effectuer car, ne l'oublions pas, l'idée est de pouvoir demain monter une optique d'un autre constructeur sur ce boîtier ou réciproquement. Fuji, Kodak, Panasonic ont rejoint ce groupe de travail…
Bref, oui, l'un des meilleurs produits dans cette fourchette de prix…

Plus d'informations…
Sur le site d'Olympus

Et le prix ? Il est assez facile de trouver le boîtier E300 avec l’objectif ZUIKO DIGITAL 14-45 mm f3.5-5.6 pour près de 900 € TTC.

Note : Le E-300 avec un sac, le 14-45, le 14-150 + une carte flash = 899 € TTC…!!

le 05/03/2005 à 15:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

A9

un moteur de recherche amazonnien !!

dans lire | usages

Si vous êtes un utilisateur régulier du libraire en ligne amazon.com avec un compte, sachez que vous pouvez utiliser, avec les mêmes codes d’accès, les services de A9, un moteur de recherche qui fonctionne pas mal du tout…
De là à oublier des outils comme Google, peut être pas !
Mais un site à essayer pour s’en faire une idée et apprécier certaines fonctionnalités comme la mémorisation de vos recherches, de vos bookmarks, la visualisation des images, etc.

le 04/03/2005 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Transmit 3

Outil FTP pour OSX

dans usages

Utilisateur de Fetch depuis… heu, depuis un gros paquet d’années, je restais sur ma faim, le produit n’ayant pas évolué depuis sa mise à jour en version 4.0.3 de décembre 2002 (hé, quand même…).
Récemment, j’ai vu passer la version 3 de Transmit, un produit développé par Panic… Un téléchargement de la version démo et quelques transferts plus tard, je l’ai adopté…

FTP en quelques mots…
Le principe du FTP, c'est de pouvoir aller récupérer (ou poser) des fichiers à un endroit précis sur un serveur, mais en toute sécurité. Cette opération n'est possible que si le serveur en question est doté d'un protocole FTP actif (eh oui, ce n'est pas automatique) et, généralement, si l'administrateur de ce serveur vous a délivré un accès !
Il vous faut en effet l'adresse du serveur, un login et un mot de passe. Sans oublier un dossier spécifique où aller chercher ou déposer vos précieuses informations.

Certes, il existe des FTP où il est possible de se connecter de manière anonyme mais je me place dans l'optique d'aller déposer ou charger des fichiers clients.

Pour faire cela, il vous faut impérativement un outil dédié… Et Transmit semble aujourd'hui une excellente alternative. D'autant qu'il a déjà huit années d'existence.

Rapide, avec une ergonomie comme on les apprécie (friendly Mac User… comme d'aucuns disent…!), Transmit ne nécessite pas de mode d'emploi au départ tant il est simple d'utilisation.

Comme il est actif 30 jours en mode démo, il n'est pas inintéressant de le tester. Un double-clic lance l'application et une fenêtre de travail s'affiche.
À gauche, votre machine et ses dossiers. À droite les infos de serveur distant. Sauf que dans un premier temps, cette partie de la fenêtre est utilisée pour stocker les adresses des divers sites FTP sur lesquels vous êtes susceptibles de vous connecter.

Mais pour cela, il vous faut créer des sets d'accès, chaque set correspondant à un serveur. La principale qualité à mes yeux est le fait de pouvoir, sans difficultés, modifier un compte FTP. Comme je suis assez distrait, il m'arrive de me tromper dans une info (login, dossier cible, etc.). Avec Fetch, c'était un peu compliqué de rééditer un compte et l'enregistrer à nouveau. Sur Transmit, c'est hyper simple. Vous pouvez rééditer à tout moment, amender ou supprimer un set de connexion.

Mieux encore, Transmit propose de faire du FTP bien sûr mais aussi des tas d'autres choses comme du WebDAV, du Secure WebDAV, et du FTP avec TLS/SSL (ne me demandez pas d'explications, ça la fait, c'est tout !). Et donc de vous connecter sur votre iDisc ou celui de quelqu'un d'autre.

Une fois un double-clic effectué sur le serveur souhaité, la partie droite de la fenêtre de travail affiche le contenu de ce dernier. C'est simple. Cela ressemble à Timbuktu (dont la version 8 vient d'être annoncée d'ailleurs, on y reviendra) sur ce point et c'est bien pratique…
Transmit propose également de conserver ces dossiers distants dans un tiroir prévu à cet effet, de pouvoir prévisualiser des fichiers graphiques avant de les exporter (même si généralement on travaille plus par dates).
À noter, une option pratique sur un volumineux dossier distant : une fonction de recherche qui va vous permettre d'isoler un ou plusieurs fichiers…

Vous pouvez également demander à synchroniser un dossier local vers un autre dossier distant (ou inversement)… ce qui est hyper pratique et ce que je fais pour ma part en automatique — avec chaînage de plusieurs sets — via Synchronize! Pro X de chez Qdea qui est plus puissant et utilise, lui, le protocole AFP…
Bref, je ne changerais pas de méthode mais le fait de l'avoir en standard dans Transmit et en mode basique peut donner quelques idées à nombre d'utilisateurs.
Il est donc possible de faire un simple ajout avec remplacement des anciens fichiers si de nouveaux portant les mêmes noms sont disponibles. Ou un véritable miroir entre les deux dossiers sélectionnés (l'un chez vous, l'autre sur le serveur bien évidemment)… Si votre stratégie, par exemple, est de dire que la source est sur votre machine, Les fichiers absents du dossier source sont alors éliminés du dossier cible sur le serveur distant (pas trop de mal de tête, là ?!).

Mais le plus pratique est cette fonction DockSend qui permet de balancer automatiquement des fichiers d'un dossier identifié sur votre machine vers un dossier identifié sur un serveur… Là, c'est hyper productif comme option.

Comment cela fonctionne ?
L'idée est assez astucieuse : vous renseignez bien quel est le dossier ou sous-dossier cible à "nourrir" sur le serveur distant mais également quel est le dossier "source" sur votre machine…
Du coup, vous ajoutez des éléments à transférer dans ce dossier "source" (en local donc) et quand vous souhaitez transférer ces fichiers, vous effectuez un cliqué glissé du contenu (pas du dossier !) sur l'icône de Transmit dans le Doc. Ceci a pour conséquence de lancer automatiquement le transfert de ces éléments vers le serveur (vous avez autant de barres de progression que de fichiers…) et de l'interrompre dès que tous les transferts sont achevés… On suit ?!
Si vous avez régulièrement des fichiers à envoyer vers des FTP précis (imprimeur, client, etc.), c'est particulièrement conseillé d'autant qu'il n'y a pas de risque d'erreur : à chaque dossier "source" correspond un dossier "cible', Transmit fait le reste. CQFD.

Une option assez pratique, Batch download, permet même de lancer une série d'opérations de cette nature : vous envoyez une première série de fichiers sur un serveur et, sans attendre, vous pouvez lancer une autre série, etc. Transmit mémorise ces actions dans une file d'attente et les exécute dès que disponible. Attention ! Toujours des procédures à tester en miniature avant de se lancer en taille réelle sous peine de faire de grosses bêtises !

Vous pouvez bien évidemment lancer plusieurs accès FTP en même temps (même si c'est pas toujours intéressant) et Transmit gère chaque accès via un onglet spécifique… Par défaut, vous êtes limités à deux envois simultanés…

En cas de souci, Transmit vous propose de modifier les droits de vos fichiers (RWE) ou de rééditer un fichier avec un outil comme BBEdit, de visualiser les fichiers invisibles… Mieux encore, de changer l'encodage des fichiers si besoin est.

En conclusion
Pour ma part, je suis séduit même si j'appréciais pleinement Fetch et ses limites. Transmit demande que l'on passe un peu de temps dans son mode d'emploi (celui lié à OSX) et d'essayer toutes les options disponibles. Cela prend pas mal de temps mais c'est absolument utile dans la mesure où c'est du temps réellement gagné par la suite avec toutes ses possibilités d'automatisme…


On en est à ce jour à la version 3.0.2 et exclusivement en anglais. Dommage !
Transmit tourne sous OSX 10.2 et plus.
Le prix est de moins de $30, la mise à jour depuis la version 2 à moins de $18…
Cela se trouve ici

À noter qu'il y a encore une version pour OS9 disponible, Transmit 1.7, version d'ailleurs gratuite.

le 03/03/2005 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #